Carbone Modifié T3

Altered Carbon.

Troisième et dernier tome de la trilogie de Richard Morgan, « Furies déchaînées » referme le cycle Takeshi Kovacs. Cette fois, Tak rentre chez lui : le Monde de Harlan, sa planète d’origine, là où tout a commencé pour lui.

Contrairement à mes notes sur les deux premiers tomes, je n’ai pas relevé de citations précises cette fois. Voici plutôt les éléments qui m’ont marqué.

Retour sur le Monde de Harlan

La boucle se referme : Kovacs revient sur sa planète natale, là où tout a commencé. Le décor n’est plus un terrain d’aventure parmi d’autres, c’est le sien — et ça donne au récit des airs de règlement de comptes.

Quellcrist Falconer, au cœur du récit

La figure de la révolution, jusqu’ici citée et mythifiée, prend une place centrale. Elle n’est plus seulement une voix qu’on cite avant l’assaut : elle devient un moteur de l’intrigue.

Le passé de Kovacs, avant les Diplos

Morgan creuse enfin l’homme derrière l’enveloppe. On croise des figures de son époque de Diplo, et de bien avant — de quoi comprendre ce qui a fait de lui ce qu’il est.

L’interface homme-machine

La techno qui m’a le plus titillé l’imagination : une interface homme-machine branchée en prise directe sur le cerveau. Un esprit humain connecté aux systèmes au point de brouiller la frontière entre l’opérateur et la machine. Vertigineux.

Se battre contre soi-même

Le concept le plus fort du livre : Kovacs affronte une version de lui-même. Littéralement — une copie plus jeune, d’avant sa carrière de Diplo, lancée à ses trousses. Que reste-t-il de soi quand l’adversaire, c’est exactement ce qu’on était ?

Le mystère de la technologie martienne

Le fil rouge que j’ai toujours aimé : les Martiens, race disparue, et ce qu’ils ont laissé derrière eux. Morgan résiste à tout expliquer et préfère entretenir le merveilleux. Une belle manière de refermer la trilogie.

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